Une intelligence artificielle peut-elle nous comprendre sans partager nos émotions ? Une réponse peut nous apaiser, nous aider à nommer une peine ou nous rendre confiance. L’émotion éprouvée est alors bien humaine. Mais que nous apprend-elle sur la machine qui a produit les mots ? Pour réfléchir sans confondre les plans, il faut distinguer l’empathie cognitive, l’empathie affective et ce que l’on appelle l’empathie artificielle.
La question dépasse la performance technique : elle touche à la valeur de nos expériences, à la réciprocité et à ce que nous attendons d’une présence. Nous proposons ici une piste de réflexion : la « résonance empathique artificielle ». Cette expression est employée comme une proposition philosophique dans cet article, pas comme un concept scientifique établi, ni comme la revendication d’une découverte ou d’une priorité terminologique.