TM Bourse — lundi 26 octobre 2026, édition du matin. Informations vérifiées à 8 h 10, heure de Paris. Les cotations ci-dessous correspondent au point Reuters de 5 h 43 à Paris ; elles ne constituent pas des cours en temps réel.
La semaine débute avec un léger soulagement sur le pétrole, sans preuve suffisante d’un règlement du risque énergétique. Pour EUR/USD, la question sera double : une détente durable de l’énergie améliorerait-elle les perspectives européennes, et comment la Fed et la BCE modifieront-elles les attentes de taux ? En parallèle, les prochains rendez-vous sociaux français et les résultats technologiques peuvent modifier la confiance et les flux de capitaux.
1. Ce que les marchés ont déjà montré ce matin
Le point Reuters du 26 octobre à 4 h 43 UTC, soit 5 h 43 à Paris, donne les repères suivants :
| Actif | Observation horodatée |
|---|---|
| EUR/USD | 1,1220 dollar pour un euro, +0,1 % |
| Brent / WTI | 114,48 $ le baril (−1,9 %) / 101,01 $ (−2,2 %) |
| Nikkei japonais | −0,2 % en séance asiatique |
| Contrats à terme S&P 500 / Nasdaq | +0,2 % / +0,1 % |
| Contrats à terme DAX / Euro Stoxx 50 | +0,3 % / +0,3 % |
| Emprunt américain à dix ans | Rendement de 4,97 % |
Source : Reuters, « Stocks trade warily in Asia, Brent off six-month top », 26 octobre 2026.
Un contrat à terme permet de négocier aujourd’hui une exposition pour une échéance ultérieure. Son mouvement donne une indication, sans garantir l’ouverture ou la clôture de l’indice. À l’heure de cette édition, les séances européennes au comptant et américaine n’ont pas encore ouvert. La coexistence d’un pétrole en baisse et d’un euro légèrement plus ferme ne démontre pas, à elle seule, que le premier mouvement cause le second.
2. Téhéran : un rendez-vous diplomatique, pas encore un accord
Fait vérifié. Reuters annonce ce 26 octobre, à 3 h 20 UTC (4 h 20 à Paris), que des responsables saoudiens, pakistanais et turcs doivent rencontrer les dirigeants iraniens à Téhéran lundi, dans le cadre d’efforts de désescalade. La tenue prévue de discussions ne permet pas d’annoncer leur réussite.
Source : Reuters, 26 octobre 2026, rencontre prévue à Téhéran.
Mécanisme possible, sur quelques séances puis plusieurs semaines. Des engagements crédibles et vérifiables sur la sécurité énergétique pourraient réduire la prime de risque, c’est-à-dire le supplément de prix payé pour se protéger d’une rupture d’approvisionnement. Une baisse durable du coût des importations d’énergie aiderait les marges industrielles et le pouvoir d’achat européens. Cela pourrait soutenir le DAX, les entreprises consommatrices d’énergie du CAC 40 et l’Euro Stoxx 50, ainsi que la confiance envers l’euro.
Facteurs contraires. Un recul du pétrole peut aussi pénaliser les producteurs, notamment dans le CAC 40. Si une inflation moindre fait anticiper une BCE plus accommodante que la Fed, l’effet des taux pourrait freiner EUR/USD malgré une meilleure perspective de croissance. Enfin, une baisse de prix liée au repositionnement des investisseurs peut s’inverser vite : elle ne prouve pas une amélioration des livraisons physiques.
Confirmation : annonces concordantes des parties, mesures opérationnelles et détente durable des coûts énergétiques. Invalidation : échec des échanges, incidents confirmés touchant l’offre ou nouveau renchérissement persistant du pétrole.
3. France : des échéances sociales à venir, avec un canal budgétaire
Fait daté. La dépêche Reuters du 25 octobre à 12 h 17 UTC rapporte de nouveaux appels à manifester le 31 octobre et une échéance de grève nationale le 5 novembre. Ce sont des rendez-vous annoncés, et non une grève générale constatée ce lundi.
Source : Reuters, 25 octobre 2026, appels à poursuivre la mobilisation.
Transmission conditionnelle. Une mobilisation étendue et durable pourrait perturber commerce, transport et production. Des concessions non financées pourraient également accroître les interrogations sur le budget. Le spread OAT–Bund, différence de rendement entre les emprunts français et allemands de même échéance, permettrait d’observer si les investisseurs demandent une rémunération supplémentaire pour détenir la dette française.
Ce canal concernerait d’abord les banques et les entreprises exposées à l’activité française, puis éventuellement l’euro si l’incertitude dépassait la France. Il ne justifie pas mécaniquement une baisse de tout le CAC 40 : ses groupes internationaux dépendent aussi de leurs revenus mondiaux. Des négociations crédibles, une participation limitée ou l’absence de perturbations durables affaibliraient ce scénario.
4. Entreprises et Chine : ce que la semaine doit encore apporter
Agenda rapporté ce matin. Reuters cite notamment les résultats d’Alphabet, Microsoft et Amazon parmi les rendez-vous de la semaine et le début, lundi, du cinquième plénum du Parti communiste chinois. Aucune mesure issue de cette réunion chinoise n’est présumée acquise. Source : point marchés Reuters du 26 octobre 2026.
Lecture pour les indices. Pour le Nasdaq et le S&P 500, une croissance des revenus liée à l’intelligence artificielle accompagnée de dépenses maîtrisées conforterait les bénéfices attendus. À l’inverse, des investissements élevés sans recettes suffisamment visibles pourraient peser sur les valorisations. Le flux de trésorerie disponible correspond, de manière simplifiée, à l’argent restant après l’activité courante et les investissements : il aide à distinguer croissance affichée et capacité de financement. Les résultats et prévisions publiés devront trancher ; l’annonce d’un financement ne suffit pas à prouver sa rentabilité.
Pour la Chine, des décisions concrètes soutenant la demande ou clarifiant les conditions commerciales pourraient améliorer les perspectives des exportateurs européens et de l’AUD. Une simple formulation favorable sans mise en œuvre aurait moins de portée. Le montant, le calendrier et les secteurs concernés compteront davantage que le ton des déclarations. Ces mécanismes restent des hypothèses, sans réaction de marché attribuée ici à une décision encore inconnue.
5. Fed et BCE : le différentiel attendu compte pour EUR/USD
Les calendriers officiels prévoient la réunion de la Fed les 27 et 28 octobre, puis celle de politique monétaire de la BCE les 28 et 29 octobre. Leurs décisions et indications sur la suite restent à venir.
Sources primaires, consultées le 26 octobre 2026 : calendrier du FOMC et calendrier du Conseil des gouverneurs de la BCE.
Le différentiel de taux est l’écart entre les rendements de deux zones. Si les marchés révisent les taux américains futurs à la hausse relativement aux taux européens, les placements en dollars peuvent devenir plus attractifs, ce qui pourrait peser sur EUR/USD. Une révision dans l’autre sens pourrait aider l’euro. Cette relation dépend aussi du risque, de la croissance et des opérations de couverture : elle n’est pas une règle automatique.
Pour les actions, une hausse des rendements augmente le taux utilisé pour ramener les bénéfices futurs à leur valeur d’aujourd’hui ; cela peut fragiliser les valorisations, notamment technologiques. Mais de meilleures perspectives de bénéfices peuvent compenser cet effet. Il faudra donc comparer les annonces aux attentes déjà intégrées dans les prix, et pas seulement lire le niveau du taux annoncé.
6. Principales devises : scénarios à surveiller
| Devise | Canal possible et facteur contraire |
|---|---|
| GBP | Une énergie moins chère pourrait aider la demande britannique ; une baisse des anticipations de taux pourrait limiter le soutien à la livre. |
| JPY | Le Japon importateur bénéficierait d’une détente énergétique ; des rendements américains élevés pourraient toutefois maintenir l’attrait du dollar face au yen. |
| CHF | Une aggravation du risque pourrait favoriser les achats de franc comme refuge ; une désescalade pourrait réduire cette demande. |
| CAD | Un pétrole durablement moins cher pourrait peser sur les recettes d’exportation canadiennes ; une amélioration générale de l’appétit pour le risque pourrait compenser une partie de cet effet. |
| AUD | Un soutien chinois concret pourrait aider les perspectives de demande de matières premières ; un dollar plus recherché ou des annonces sans effet réel pourraient neutraliser ce soutien. |
Ces lignes décrivent des mécanismes conditionnels ; elles ne prétendent pas constater un mouvement sur chacune de ces devises ce matin.
Les confirmations à rechercher aujourd’hui et cette semaine
Scénario de détente : progrès diplomatiques vérifiés, pétrole durablement moins cher et stabilisation du risque français pourraient soutenir la confiance européenne. Une amélioration simultanée des perspectives de croissance et du différentiel de taux serait plus convaincante pour EUR/USD qu’un seul mouvement de prix.
Scénario de tension : reprise confirmée des perturbations énergétiques, dégradation des perspectives de bénéfices ou hausse relative des taux américains pourraient renforcer la demande de dollar et peser sur les indices. Le franc et parfois le yen pourraient aussi attirer des flux de protection, avec des exceptions selon les taux et l’exposition énergétique.
Horizon : les annonces peuvent faire bouger les prix en séance ; leurs conséquences économiques demandent plusieurs semaines ou mois. La séance européenne au comptant permettra de vérifier si les indications des contrats à terme se prolongent. Les communiqués officiels, les rendements obligataires et les résultats d’entreprises permettront ensuite de confirmer ou d’invalider ces pistes.
Analyse pédagogique générale, sans conseil personnalisé ni certitude de prévision. Sources et cotations arrêtées aux horaires indiqués.
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