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Point vérifié le dimanche 25 octobre 2026 à 13 h 06, heure de Paris. Le signal nouveau est boursier : le recul des places régionales ouvertes ce dimanche s’accentue. Il renforce les risques à examiner avant la réouverture des grands marchés mondiaux.
Les faits et la réaction déjà observée
Dans sa dépêche du 25 octobre, publiée initialement à 7 h 39 UTC (8 h 39 à Paris) et actualisée depuis, Reuters rapporte un repli de 2,6 % de l’indice saoudien TASI et de 2,5 % de l’EGX30 égyptien. Ce sont des variations en séance, pas des clôtures définitives. Le vote égyptien sur une éventuelle assistance militaire à Riyad est attendu le 26 octobre : il n’est pas acquis.
La Saudi Press Agency, le 25 octobre, relaie l’annonce de la coalition selon laquelle dix missiles balistiques visant le sud saoudien ont été interceptés. Il s’agit du bilan communiqué par la coalition. Une interception ne démontre ni destruction d’une installation pétrolière ni interruption des exportations.
Comment ce risque peut atteindre EUR/USD et les indices
À la réouverture, puis sur quelques séances : si les investisseurs jugent que le conflit menace davantage l’approvisionnement énergétique, ils peuvent demander une prime de risque, c’est-à-dire une rémunération supplémentaire pour accepter cette incertitude. Une hausse persistante du pétrole renchérirait la facture énergétique européenne, réduirait les marges des entreprises et le pouvoir d’achat. Des achats de dollars par prudence pourraient alors peser sur EUR/USD.
Le CAC 40, le DAX et l’Euro Stoxx 50 seraient exposés par les coûts, la confiance et les perspectives de bénéfices. Les valeurs énergétiques peuvent cependant amortir la baisse d’un indice. Pour le S&P 500 et le Nasdaq, le risque passe aussi par l’inflation et les taux : des taux durablement élevés réduisent la valeur actuelle des bénéfices futurs, particulièrement importante pour les entreprises de croissance.
Facteurs contraires : les attaques peuvent déjà être largement anticipées ; des interceptions efficaces, des flux pétroliers maintenus ou un progrès diplomatique pourraient limiter, voire inverser, la réaction. Une BCE plus ferme face à l’inflation pourrait aussi soutenir l’euro relativement au dollar. Le recul régional ne prouve donc pas une future baisse des indices européens.
Ce qui confirmerait ou invaliderait le scénario
La pression serait mieux confirmée par des perturbations matérielles vérifiées, une hausse durable du pétrole après sa réouverture et une baisse simultanée d’EUR/USD et des indices européens. Une détente énergétique, une stabilisation des marchés et l’absence de nouvelles perturbations affaibliraient ce scénario. Le vote égyptien, puis sa portée concrète, restent à distinguer d’une entrée effective en guerre.
Le CHF pourrait bénéficier de la recherche de sécurité. Le JPY reste partagé entre ce rôle, les taux japonais et le coût du pétrole importé. Le CAD pourrait profiter d’un pétrole plus cher, mais souffrir d’un recul général de l’appétit pour le risque ; l’AUD serait vulnérable à un ralentissement mondial. Ces effets sont conditionnels.
À cette heure, aucune réaction dominicale des marchés au comptant européens ou américains, ni du marché interbancaire ordinaire EUR/USD, n’est constatée ici : ils sont fermés. Ce flash complète l’analyse fondamentale du matin. Il présente des mécanismes possibles, sans prévision certaine ni recommandation personnalisée.
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