Comprendre les marchés, découvrir des outils et donner vie à vos idées. Analyses boursières, outils de trading, guides pratiques et créations sur mesure : livres, QuizBooks, couvertures et traductions en plusieurs langues. Par Thierry Minkowski.
Liens affiliés dans nos boutiques : TM Bourse peut percevoir une commission sur les achats ou réservations éligibles, sans supplément lié à ces liens. Visuels d’illustration.
QuizBook · Apprenez ce qui vous passionne
Révisez la sixième, découvrez le mandarin, explorez la Bible. Des questions expliquées et une collection qui s’enrichit de nouveaux thèmes.
En bref : l’EUR/USD a rebondi nettement lundi, passant de la zone 1,1150–1,1160 à 1,1210–1,1220. Les flux consultés concordent sur le sens du mouvement et sur un sommet voisin de 1,1240, malgré de petites différences d’heure de coupe.
1. Mouvement de la séance du lundi 2 novembre 2026
Indicateur
Référence Myfxbook
Lecture
Ouverture
1,11479
Point de départ du flux de référence
Plus haut
1,12370
Test de la zone 1,1240
Plus bas
1,11479
Creux au voisinage de l’ouverture
Dernier cours / clôture
1,12186
+70,7 pips, soit environ +0,63 %
Amplitude
89,1 pips
Séance directionnelle et volatile
Graphique statique construit à partir des clôtures Myfxbook. Les lignes pointillées indiquent le pivot journalier du 3 novembre et le pivot hebdomadaire en cours.
2. Divergences entre fournisseurs
Fournisseur
Ouverture
Haut
Bas
Dernier / clôture
Myfxbook
1,11479
1,12370
1,11479
1,12186
Investing.com
1,1157
1,1237
1,1156
1,1210
Yahoo Finance
1,1159
1,1240
1,1156
1,1222
Currencies Zone
1,115947
1,123974
1,115573
1,121579
La différence maximale entre les derniers cours relevés approche 12 pips. Elle s’explique surtout par les horaires de coupe, la nature indicative des flux et les conventions de séance. Les extrêmes restent très proches, ce qui confirme le diagnostic d’un fort rebond.
3. Facteurs macroéconomiques
Zone euro : le PMI manufacturier final d’octobre s’est établi à 52,7, contre 52,9 en septembre mais au-dessus de l’estimation flash de 52,4. L’activité reste en expansion, même si les nouvelles commandes ralentissent et que les coûts repartent à la hausse.
États-Unis : l’ISM manufacturier a progressé à 55,5 en octobre, contre 54,5 en septembre. Cette surprise solide a soutenu les rendements américains et limité une hausse encore plus forte de l’euro.
Dollar : le billet vert s’est néanmoins détendu avant les élections américaines de mi-mandat, sur fond de correction technique et de baisse du pétrole.
Risques européens : les incertitudes budgétaires françaises restent un frein potentiel pour l’euro, malgré des données européennes résilientes.
4. Agenda à surveiller
Date
Événement
Enjeu EUR/USD
Mardi 3 novembre
Inflation flash de la zone euro (Eurostat)
Une surprise élevée soutiendrait les anticipations de taux de la BCE
Mardi 3 novembre, 16 h Paris
JOLTS américain de septembre
Tension du marché du travail et trajectoire de la Fed
Mercredi 4 novembre
ISM services américain
Volatilité potentielle sur le dollar
Jeudi 5 novembre
Ventes au détail de la zone euro
Signal sur la consommation européenne
5. Technique : biais, supports, résistances et pivots
Biais court terme : haussier au-dessus de 1,1201, mais la paire doit convertir la zone 1,1237–1,1254 en support pour ouvrir une nouvelle jambe de hausse.
Période / niveau
Support
Pivot
Résistance
Journalier classique — mardi 3 nov.
S1 1,1165 · S2 1,1112 · S3 1,1076
P 1,1201
R1 1,1254 · R2 1,1290 · R3 1,1344
Hebdomadaire classique — semaine du 2 nov.
S1 1,1099 · S2 1,1041
P 1,1163
R1 1,1222 · R2 1,1285
Méthode : pivots classiques calculés sur H/L/C de la séance précédente pour le journalier, et sur H/L/C de la semaine du 26 au 30 octobre pour l’hebdomadaire. Aucun pivot mensuel n’est affiché ici afin d’éviter de mélanger des périodes non homogènes.
6. Scénarios conditionnels
Scénario haussier : si l’EUR/USD conserve 1,1201 et clôture au-dessus de 1,1237 puis de R1 à 1,1254, les objectifs deviennent 1,1290, puis 1,1344. L’invalidation initiale se situe sous 1,1201.
Scénario baissier : si la paire échoue sous 1,1237–1,1254 puis casse 1,1201, un retour vers 1,1180 est probable, suivi de 1,1165/1,1163. Une rupture nette de cette zone exposerait 1,1112.
Avertissement : cette analyse est fournie à titre informatif et pédagogique. Elle ne constitue ni un conseil financier, ni une recommandation d’achat ou de vente. Le marché des changes comporte un risque de perte en capital.
Données vérifiées et relevées le 2 novembre 2026 en fin de séance européenne.
La France donne le sentiment d’être prise dans une contradiction : des prélèvements importants, une protection sociale étendue et, pourtant, des finances publiques dégradées et une économie qui avance difficilement. Pourquoi ce malaise paraît-il particulièrement français ? Que peut-il entraîner pour les ménages et les entreprises ?
La difficulté française tient surtout au cumul de plusieurs fragilités : une croissance faible, un déficit public persistant, une dette élevée et une incertitude politique qui complique les décisions de long terme. Nos voisins rencontrent certains de ces problèmes, mais ils ne les cumulent pas tous avec la même intensité.
TM Money Trade Manager privilégie la gestion de chaque ordre en devise du compte ; TM Position Guard ajoute le suivi ATR, les clôtures partielles et la surveillance d’un panier. Voici les différences constatées dans les codes fournis, et les limites à connaître dans la version proposée.
Lecture des sources du 2 novembre 2026 : Money Trade Manager MT4 v1.1 et Position Guard MT4/MT5 v1.00. Thierry Minkowski indique avoir testé l’EA chez lui avec un fonctionnement satisfaisant et a autorisé sa publication à 29,90 €. Cet essai ne couvre pas nécessairement toutes les configurations. Aucune compilation ni exécution indépendante n’a été réalisée lors de cette revue. Le code MT5 de Money Trade Manager n’était pas fourni : ses fonctions ne sont pas auditées ici.
L’euro-dollar rebondit vivement ce lundi matin, mais rencontre une zone de résistance alors que le RSI horaire dépasse 70. L’assistant IA de MetaTrader 5 distingue une reprise du momentum à court terme et une tendance de fond encore fragile. Voici les niveaux, les explications possibles et les scénarios à surveiller.
Analyse de l’assistant IA de MT5, transmise par Thierry Minkowski. Instantané du 2 novembre 2026 à 10 h 01, heure indiquée dans le rapport (UTC+1). Version éditée pour publication ; données de marché issues du terminal EURUSD.pro, non d’un flux indépendant en direct.
Repères du plan hebdomadaire publié précédemment. Cette carte fournit le contexte de la semaine ; les niveaux intrajournaliers de ce matin figurent dans les tableaux ci-dessous.
Des vaisseaux apparaissent sur Terre. Pour approcher leurs occupants, l’humanité a besoin d’une linguiste. Avec ce point de départ, Denis Villeneuve propose une science-fiction où trouver les bons mots devient une action décisive.
La Terre vue par l’équipage d’Apollo 17, le 7 décembre 1972. Crédit : NASA, domaine public, via Wikimedia Commons. Visuel d’accompagnement sur notre monde face à l’inconnu ; il ne s’agit pas d’une image du film.
Sorti en France le 7 décembre 2016, Premier Contact — Arrival en version originale — dure 1 h 56. Ce film de Denis Villeneuve réunit science-fiction, drame et tension. Il peut intéresser ceux qui aiment qu’une rencontre avec l’inconnu déplace aussi leur façon de regarder les humains.
L’histoire : établir un langage avant de tirer des conclusions
Des vaisseaux mystérieux se posent en plusieurs endroits du globe. L’armée américaine fait appel à Louise Banks, spécialiste des langues, pour tenter d’établir une communication avec leurs occupants. Elle travaille avec le physicien Ian Donnelly. Pendant qu’ils cherchent comment se comprendre, la peur et les tensions entre gouvernements rendent chaque interprétation plus lourde de conséquences.
Ce résumé suffit pour entrer dans le film. Le récit réserve des découvertes qu’il vaut mieux conserver, notamment dans sa manière d’articuler la rencontre et la vie de Louise.
Le suspense d’une phrase qu’on ne comprend pas encore
Ce qui rend cette proposition attirante, c’est la place donnée à une activité rarement présentée comme une aventure : construire progressivement les conditions d’une conversation. Avant de demander ce que veut quelqu’un, encore faut-il être certain qu’il comprend la question.
Nous pouvons reconnaître un signe sans savoir comment il s’emploie. Un mot isolé ne livre pas forcément l’intention de celui qui le prononce. Dans une situation ordinaire, une erreur demande une correction ; dans ce cadre de premier contact, elle risque d’orienter une décision collective. Voilà une piste de lecture pour suivre l’enquête : observer ce qui permet à Louise de passer d’une hypothèse à une compréhension plus assurée.
Le dispositif oppose aussi deux rythmes. La recherche exige des essais et du temps ; ceux qui doivent décider voudraient des réponses immédiatement utilisables. Le film permet d’aborder cette tension sans que le spectateur doive posséder des connaissances en linguistique.
Un détour par l’inconnu pour regarder nos propres habitudes
L’intérêt du premier contact ne tient pas seulement à l’étrangeté des visiteurs. Il offre une expérience de pensée : que reste-t-il de nos certitudes lorsque nous ne partageons plus les codes qui rendent habituellement une conversation possible ?
Une question peut accompagner la séance : cherchons-nous à comprendre l’autre, ou à lui faire confirmer une interprétation déjà prête ? Ce n’est pas une explication unique du film. C’est une manière d’être attentif aux hypothèses, aux malentendus et à la pression qui pousse à conclure.
Il faut cependant garder une distinction : une fiction peut explorer les pouvoirs du langage sans constituer une démonstration scientifique de ces pouvoirs. Les idées du récit sont à découvrir comme des possibilités narratives, et non comme un cours prouvant comment fonctionne le cerveau.
Trois visages pour entrer dans le récit
Amy Adams interprète la linguiste Louise Banks ; Jeremy Renner, le physicien Ian Donnelly ; Forest Whitaker, le colonel Weber. Ce repérage permet de situer les premiers échanges entre recherche et autorité militaire, sans dévoiler la suite.
Pour quelle envie de cinéma ?
À envisager pour une soirée où l’on souhaite une science-fiction mystérieuse, tendue et émotionnelle, laissant une place à l’observation et aux questions. Le point de départ propose une enquête de compréhension : il appelle une attention suivie aux échanges et aux détails.
Le CNC classe le film « tous publics ». Ce classement ne constitue pas une indication qu’il a été conçu pour les jeunes enfants. La menace et les sujets de perte peuvent être sensibles ; des adolescents intéressés par ce type de récit et des adultes constituent un public éditorialement plus naturel.
Après la séance : à quel moment avez-vous commencé à comprendre, et qu’aviez-vous pris trop vite pour une évidence ? Mieux vaut garder cette question pour la fin, afin de laisser au film ses découvertes.
Où retrouver le film en France ?
Vérification du 2 novembre 2026 : la fiche française de Premier Contact sur Pathé Home affiche une offre de vidéo à la demande. Consulter cette fiche pour les modalités et le tarif du moment ; ce repère ne signifie pas une inclusion dans un abonnement. La page propose aussi une bande-annonce, à réserver à ceux qui souhaitent davantage d’images avant la séance.
Pour prolonger : le recueil de Ted Chiang
Premier Contact adapte une nouvelle de Ted Chiang. Le recueil français La Tour de Babylone permet de retrouver cet univers littéraire et d’autres expériences de pensée. L’édition Gallimard, Folio SF n° 358, du 30 avril 2010, traduite par Pierre-Paul Durastanti et Jean-Pierre Pugi, porte l’ISBN 9782070406883.
Son intérêt est de comparer deux façons de construire une découverte : par les mots d’un texte, puis par les images et les sons d’un film. Il réunit huit nouvelles et n’est donc pas le roman du film. Pour préserver les surprises, on peut commencer par la séance puis revenir au texte. Édition vérifiée auprès de Gallimard. Aucune fiche Amazon.fr directe n’ayant pu être confirmée pour cette référence, aucun lien commercial n’est ajouté.
Sources
Sources consultées le 2 novembre 2026. Présentation originale sans compte rendu de visionnage personnel ; les pistes de lecture sont des propositions éditoriales.
CNC : visa n° 145263, pour la date de sortie française, la durée et le classement.
Paramount : fiche officielle, pour les rôles des acteurs et l’adaptation de Ted Chiang. Sa rubrique américaine de visionnage n’est pas utilisée comme preuve pour la France.
BBFC : informations de contenu, utilisées comme repère sur la menace et les thèmes sensibles, sans transposer le classement britannique en France.
Réflexion du 2 novembre 2026 — Logement, transformation urbaine et justice.
Une place devient plus agréable, les façades retrouvent leurs couleurs, les transports se rapprochent. Le quartier semble avoir gagné. Mais que signifie ce progrès pour celui qui doit partir au moment où il pourrait enfin en profiter ?
Gustave Caillebotte, Rue de Paris, temps de pluie, 1877, Art Institute of Chicago. Reproduction via Wikimedia Commons, domaine public, sans modification. Œuvre historique choisie pour évoquer l’espace urbain ; elle ne représente pas l’événement de 2026.
Le fait récent : rénover la ville en protégeant ceux qui l’habitent
Le thème retenu par ONU-Habitat pour la Journée mondiale des villes du 31 octobre 2026 associe régénération urbaine et logement adéquat pour tous. La rencontre mondiale est annoncée à Fuzhou, en Chine. La présentation officielle insiste sur la participation des communautés et sur des garanties destinées à éviter leur déplacement lorsque leurs quartiers s’améliorent. Source primaire : ONU-Habitat, page de l’édition 2026.
Il faut distinguer les dates : le 31 octobre est celle de la journée et de la rencontre annoncée ; la page officielle, consultée le 2 novembre 2026, ne donne pas de date de publication visible. Elle présente des objectifs, pas une évaluation de leurs résultats. Nous n’en déduisons ni que ces garanties sont déjà appliquées partout, ni que toute rénovation provoque une exclusion. Cette actualité ouvre une question : à quelles conditions améliorer un lieu revient-il aussi à améliorer la vie de ceux qui y habitent ?
Un logement abrite un corps ; un quartier soutient une existence
Prenons une situation imaginaire. Une personne vit dans un appartement modeste, près d’un voisin qui garde parfois son enfant, d’un commerce où on la connaît et d’un arrêt qui la conduit au travail. Elle trouve ailleurs un logement de même surface. A-t-elle reçu l’équivalent de ce qu’elle quitte ?
En mètres carrés, peut-être. En possibilités de vivre, pas nécessairement. Le temps de trajet, l’entraide et les habitudes forment un équipement discret que les plans d’architecte ne montrent pas toujours. Déménager peut demander de reconstruire cette organisation, et parfois d’y renoncer. Une ville comprend ainsi des relations autant que des bâtiments.
Cette remarque ne transforme pas tout attachement en droit absolu à l’immobilité. Elle oblige à nommer correctement ce qui est perdu. Lorsqu’on ne compte que les murs, on peut présenter comme neutre un déplacement qui désorganise une vie. Reconnaître cette perte constitue déjà une exigence de justice, même lorsque certains travaux restent nécessaires.
Une hausse de valeur ne dit pas à elle seule qui a gagné
Imaginons maintenant une rue moins bruyante, plus fraîche et mieux desservie. Ces améliorations peuvent rendre les logements plus recherchés. Mais plusieurs valeurs se superposent : la valeur marchande d’un bien, la qualité de son usage quotidien et la capacité d’une personne à continuer d’y vivre.
Pour un propriétaire qui vend, la hausse peut constituer un avantage. Pour un locataire dont les dépenses deviennent insoutenables, elle peut annoncer un départ. Le même changement produit donc des effets différents selon la position occupée. Dire que « le quartier a gagné en valeur » laisse ouverte la question décisive : de quelle valeur parle-t-on, et pour qui ?
Il ne s’agit pas de soupçonner toute amélioration. Laisser des personnes dans l’inconfort au nom du caractère populaire d’un lieu serait une autre injustice. Il s’agit de ne pas utiliser un indicateur unique pour raconter une réussite collective. Une place accueillante et un logement accessible doivent pouvoir appartenir à la même définition du progrès.
Qui a fait la qualité du lieu ?
Un quartier ne devient pas vivant par la seule qualité de ses immeubles. Ceux qui ouvrent leurs commerces, font fonctionner ses associations, fréquentent ses écoles ou entretiennent des liens de voisinage participent aussi à son attrait. Ce travail ordinaire est diffus : il n’a pas un auteur unique et n’est pas toujours rémunéré.
Une difficulté apparaît si l’attrait ainsi construit contribue ensuite à éloigner ceux qui l’ont nourri. Sans prétendre que toute hausse découle de ces contributions, on peut poser un problème de réciprocité : est-il juste que des habitants participent à rendre un lieu désirable sans pouvoir bénéficier durablement de ce qu’il devient ?
La réponse ne se réduit pas à déterminer qui mérite le plus de rester. Elle invite à examiner les conditions de la transformation. Qui supporte les désagréments des travaux ? Qui bénéficie ensuite des nouveaux services ? Qui dispose d’une possibilité réelle de retour ? Ces questions donnent un contenu concret à un mot souvent vague : l’inclusion.
L’objection : protéger ceux qui sont là peut fermer la porte aux autres
Voici une objection forte. Une ville n’appartient pas uniquement à ses habitants actuels. Des jeunes cherchent à quitter le domicile familial ; de nouveaux travailleurs arrivent ; d’autres personnes ont besoin d’un logement. Si chaque occupant possède un pouvoir de blocage absolu, une politique de protection peut devenir un privilège d’ancienneté. Le souci de préserver un voisinage risque alors de protéger la rareté.
L’objection interdit de confondre justice et conservation générale. Accueillir de nouveaux habitants, adapter les logements, améliorer leur accessibilité et transformer les usages peuvent être des nécessités. Un quartier n’a pas à rester identique pour respecter ceux qui y vivent.
Mais cette objection ne justifie pas davantage de traiter les habitants comme des obstacles à effacer. Construire pour de nouveaux ménages et organiser une continuité pour les anciens ne sont pas, par principe, des buts incompatibles. Le conflit peut être réel ; il demande alors d’être explicité. Le mot « modernisation » ne suffit pas à rendre juste la répartition de ses bénéfices et de ses coûts.
Participer : être entendu ou pouvoir peser ?
Une réunion publique peut donner la parole sans modifier quoi que ce soit. Si l’emplacement, le calendrier et les usages sont déjà arrêtés, les habitants ne discutent plus que des marges. Il existe une différence entre recueillir une réaction et rendre une décision influençable.
La participation ne garantit pourtant pas la justice à elle seule. Les personnes disponibles, à l’aise à l’oral ou bien organisées risquent d’être mieux entendues. Les futurs habitants sont, par définition, difficiles à réunir ; ceux qui ont déjà quitté le quartier disparaissent facilement du bilan. Une décision démocratique doit aussi chercher ces voix absentes.
On peut donc juger une consultation à des signes précis : les désaccords sont-ils conservés dans le compte rendu ? Les choix écartés sont-ils expliqués ? Les possibilités de maintien ou de retour sont-elles compréhensibles ? Le suivi porte-t-il sur la vie des personnes, au-delà de la livraison des bâtiments ? Ces critères ne prescrivent pas une solution universelle ; ils empêchent de réduire la participation à une cérémonie.
Le droit de rester n’est pas l’obligation de rester
La continuité peut aussi devenir une injonction. Certains habitants désirent partir, changer de logement ou quitter un environnement qu’ils n’aiment plus. Leur demander d’incarner l’authenticité d’un quartier reviendrait à les transformer en décor social. Protéger un choix exige de rendre plusieurs issues possibles, et non d’en sacraliser une seule.
La bonne question n’est donc pas : tout le monde est-il resté ? Elle est plutôt : ceux qui sont partis disposaient-ils d’un choix praticable, et ceux qui voulaient rester en avaient-ils réellement les moyens ? Le nombre de déménagements ne répond pas, à lui seul, à cette interrogation.
Une ville juste doit ainsi tenir ensemble deux hospitalités : envers ceux qui y ont déjà construit leur vie et envers ceux qui espèrent y commencer la leur. Rénover n’a pas seulement pour objet de produire un meilleur espace. Cela consiste aussi à décider qui pourra habiter ce progrès.
Lorsqu’on nous présente un quartier « transformé », demandons aussi : que sont devenues les personnes qui y vivaient avant les travaux ?
Pour aller plus loin
Les titres, éditions françaises et orientations ci-dessous ont été vérifiés auprès des éditeurs. Ces présentations ne prétendent pas rendre compte d’une lecture intégrale. Les recherches sur Amazon.fr n’ont pas permis de confirmer de fiches produits directes pour ces références : aucun lien d’achat non vérifié n’est ajouté.
Richard Sennett — Bâtir et habiter. Pour une éthique de la ville
Albin Michel, 2019 ; traduction d’Astrid von Busekist ; ISBN 9782226439277. Sennett interroge le rapport entre la forme construite des villes et la manière dont on les habite. L’attention portée à l’ouverture et à la sociabilité permet d’aller au-delà d’un débat limité à la beauté des façades. C’est une lecture pour penser les conditions de la rencontre ; sa limite, pour notre question, est qu’une éthique de l’espace ne tranche pas à elle seule les arbitrages économiques qui rendent un logement accessible. Présentation officielle chez Albin Michel.
Henri Lefebvre — Le Droit à la ville
Economica-Anthropos, troisième édition française ; ISBN 9782717857085. Cet ouvrage propose de penser le droit à la vie urbaine comme une question de démocratie et d’émancipation. Il aide à demander qui peut prendre part à la ville, au-delà du seul accès à un logement. Son apport est philosophique et politique ; il ne faut pas le confondre avec l’énoncé d’un recours juridique individuel ni lui demander des réponses immédiatement applicables à chaque chantier contemporain. Présentation officielle chez Economica.
Il y a des vidéos toutes simples qui nous touchent et restent en nous. Celle-ci commence avec un geste ordinaire : un père sert du jus d’orange à sa famille. Je vous laisse découvrir la suite, sans vous en dévoiler la fin.
En bref : le Forex est encore fermé ce dimanche soir avant l’ouverture hebdomadaire. Les derniers cours négociables vérifiés sont ceux de vendredi 30 octobre : l’EUR/USD a clôturé autour de 1,1158, après un repli de près de 25 pips. Le biais immédiat reste légèrement baissier sous 1,1170–1,1203, mais les statistiques manufacturières de lundi peuvent provoquer un mouvement rapide.
Clôtures quotidiennes Myfxbook. La ligne orange représente le pivot hebdomadaire classique calculé pour la semaine du 2 au 6 novembre. Aucune fausse bougie de week-end n’est ajoutée.
1. Dernière séance négociée
Période
Vendredi 30 octobre 2026 — marché fermé le dimanche 1er novembre
Ouverture
1,11828
Plus haut
1,12147
Plus bas
1,11364
Clôture de référence
1,11580
Variation
−24,8 pips (−0,22 %)
Amplitude
78,3 pips
Après une poussée jusqu’à 1,1215, la paire a inversé son mouvement et terminé près de son point bas de séance. Cette mèche haute et la clôture sous 1,1170 maintiennent la pression vendeuse à très court terme.
Divergences entre fournisseurs
Myfxbook donne 1,11828 / 1,12147 / 1,11364 / 1,11580. ChartExchange affiche 1,1182 / 1,1216 / 1,1135 / 1,1158. Les écarts sont donc inférieurs à deux pips sur les extrêmes et n’altèrent pas le diagnostic. Certaines bases affichent néanmoins des bougies datées du samedi ou du dimanche : elles correspondent à des conventions d’agrégation, à des cotations indicatives ou à un décalage de fuseau, et ne sont pas retenues comme séances réellement négociables.
2. Facteurs macroéconomiques
Zone euro : le PIB du troisième trimestre a progressé de 0,4 % sur le trimestre et de 1,3 % sur un an. C’est meilleur que le trimestre précédent en glissement annuel, mais la progression trimestrielle ralentit après +0,6 %.
BCE : les taux ont été maintenus le 29 octobre : dépôt à 2,50 %, refinancement à 2,65 % et facilité de prêt marginal à 2,90 %. La BCE souligne les risques inflationnistes liés à l’énergie et les risques baissiers sur la croissance.
États-Unis : le coût de l’emploi a augmenté de 0,8 % au troisième trimestre et de 3,4 % sur un an. Les salaires ont progressé de 0,7 % et les avantages sociaux de 0,9 % sur le trimestre, ce qui entretient une certaine fermeté du dollar.
Synthèse : le différentiel de dynamique reste partagé : croissance européenne plus résistante, mais dollar soutenu par la pression salariale et par l’attente des statistiques américaines de la semaine.
3. Annonces importantes à venir
Date et heure de Paris
Publication
Impact potentiel
Lun. 2 nov., 10 h 00
PMI manufacturiers finaux de la zone euro
Volatilité possible sur l’euro
Lun. 2 nov., 16 h 00
ISM manufacturier américain d’octobre
Premier grand test de la semaine pour le dollar
Mar. 3 nov., 16 h 00
JOLTS — offres d’emploi américaines
Indication avancée sur le marché du travail
Jeu. 5 nov., 14 h 30
Productivité et coûts du travail US
Influence sur les anticipations de taux
Ven. 6 nov., 14 h 30
Emploi américain d’octobre
Risque de forte volatilité
4. Biais technique
Biais immédiat : légèrement baissier à neutre. Le cours de référence se situe sous le pivot journalier calculé à 1,1170 et sous le pivot hebdomadaire à 1,1163. La zone 1,1163–1,1172 constitue donc la première charnière. Un autre fournisseur technique place son pivot intrajournalier à 1,11724, soit un écart d’environ deux à trois pips lié à sa convention de clôture.
Supports et résistances
Supports
Résistances
1,1136–1,1125
1,1163–1,1172
1,1116–1,1104
1,1192–1,1203
1,1091 puis 1,1046
1,1215 puis 1,1248
Pivots journaliers classiques — lundi 2 novembre
Calculés sur la séance de vendredi : H 1,12147 ; B 1,11364 ; C 1,11580.
S3
S2
S1
Pivot
R1
R2
R3
1,1046
1,1091
1,1125
1,1170
1,1203
1,1248
1,1281
Pivots hebdomadaires classiques — semaine du 2 au 6 novembre
Calculés sur la semaine du 26 au 30 octobre : H 1,12268 ; B 1,11044 ; C 1,11580.
S2
S1
Pivot
R1
R2
1,1041
1,1099
1,1163
1,1222
1,1285
Aucun pivot mensuel n’est publié avant harmonisation de la clôture mensuelle entre les fournisseurs. Les périodes des pivots journaliers et hebdomadaires sont indiquées explicitement.
5. Scénarios conditionnels
Scénario haussier : si l’ouverture reprend 1,1172 puis confirme au-dessus de 1,1203, la paire pourrait retester 1,1215. Une clôture horaire au-dessus de 1,1215 ouvrirait la voie vers 1,1248 puis 1,1281/1,1285. Invalidation : retour durable sous 1,1163.
Scénario baissier : si l’EUR/USD reste sous 1,1163–1,1172 et casse 1,1136/1,1125, les objectifs deviennent 1,1116 puis 1,1104/1,1099. Sous 1,1091, le risque s’étendrait vers 1,1046/1,1041. Invalidation : reprise confirmée de 1,1203.
Avertissement : cette analyse est fournie à titre informatif et pédagogique. Elle ne constitue ni un conseil financier ni une recommandation d’achat ou de vente. Vérifiez toujours les cotations de votre courtier et adaptez le risque à votre situation.
Schéma des niveaux du rapport de l’IA de MT5, et non une courbe de cotations : les lignes ne représentent aucune évolution dans le temps.
Analyse hebdomadaire préparée le 1er novembre 2026, à partir du rapport de l’assistant IA de MetaTrader 5 sur EURUSD.pro et des données de clôture du 30 octobre. Les cours et indicateurs ci-dessous sont ceux du rapport transmis ; ils ne constituent pas une cotation en temps réel et peuvent varier selon le courtier.
Pour la semaine du 2 au 6 novembre 2026, l’IA de MT5 privilégie un biais baissier modéré, mais identifie une difficulté majeure pour les vendeurs : la région de 1,1100, déjà défendue dans les données étudiées. L’enjeu consiste à distinguer une nouvelle consolidation d’une véritable rupture du support, avec le rapport américain sur l’emploi vendredi comme rendez-vous central.
Observer un signal ne suffit pas toujours à construire un ordre cohérent. Faut-il entrer tout de suite, attendre un repli ou laisser le prix franchir un niveau ? Où placer le stop ? Quel volume correspond au risque prévu ?
C’est autour de ces questions que nous avons conçu TM Regime Assistant 2.00, un assistant semi-automatique pour MetaTrader 5 sur ordinateur. Son principe : présenter le contexte, proposer des niveaux et laisser au trader le choix du placement.
Visuel de présentation : illustration du concept, pas une capture du logiciel.
Disponible sur Payhip : 29,90 €. Le téléchargement comprend l’EA compilé, l’indicateur compagnon compilé et le mode d’emploi en français. Découvrir TM Regime Assistant MT5
Un panneau pour comprendre le contexte
Avant de proposer une entrée, l’assistant distingue une tendance haussière, une tendance baissière, un range ou une transition. Il utilise des règles techniques paramétrables : EMA 21/50/200, ADX et composantes directionnelles, RSI et ATR. Pour le retour à la moyenne en range, il ajoute les bandes de Bollinger et le stochastique.
La mention « transition » indique que les critères ne permettent pas de retenir un contexte suffisamment net. Avec les réglages de départ, c’est notamment le cas lorsque l’ADX se situe entre 18 et 22, ou lorsque l’ADX atteint le seuil de tendance mais que les moyennes restent désordonnées. Elle ne prédit pas à elle seule un retournement.
Le panneau explique aussi l’attente : absence de pullback, moyenne non tenue ou confirmation de momentum manquante. Les résultats sur bougie clôturée sont séparés des indications provisoires de la bougie en formation. Une condition confirmée sur une clôture reste une condition technique, pas une garantie de réussite.
Marché, Limite ou Stop : trois façons d’aborder une entrée
Type proposé
Pour un achat
Pour une vente
Marché
Acheter au cours disponible.
Vendre au cours disponible.
Limite
Buy Limit sous le Ask : attendre un repli.
Sell Limit au-dessus du Bid : attendre une remontée.
Stop
Buy Stop au-dessus du Ask : attendre un franchissement.
Sell Stop sous le Bid : attendre une cassure.
Les trois catégories sont présentées, mais elles ne sont pas nécessairement toutes disponibles. Un ordre Limite dont le niveau a déjà été dépassé, un stop trop éloigné ou un objectif trop proche peuvent être refusés. L’explication s’affiche alors dans le panneau. Le Stop de cassure n’est notamment pas proposé pour le setup de retour à la moyenne en range.
Un plan propre à chaque proposition
Chaque proposition disponible indique le sens, l’entrée, le stop-loss, le take-profit, le volume, le risque estimé dans la devise du compte et le rapport gain/risque. Les ordres en attente comportent une expiration.
Le stop s’appuie sur les extrêmes récents des bougies clôturées, avec une marge liée à l’ATR. En tendance, l’objectif est calculé à partir d’un multiple de la distance au stop. En range, il vise la bande médiane de Bollinger. Ces règles et leurs seuils sont des choix de programmation à tester, sans validation de rentabilité à ce stade.
Le volume est calculé selon le budget de risque choisi et arrondi vers le bas. Si le lot minimum du courtier est trop important pour ce budget, la proposition devient indisponible. Le contrôle tient également compte du risque additionnel estimé des positions et ordres déjà présents dans le compte. Un stop manquant ou une conversion impossible peut donc bloquer une nouvelle proposition.
Choisir, relire, puis envoyer ou ignorer
Choisir une seule proposition parmi Marché, Limite et Stop.
Relire ses niveaux, son volume, son risque et son expiration éventuelle.
Cliquer sur « Envoyer cet ordre », ou sur « Ignorer le signal ».
Les trois ordres ne sont jamais envoyés ensemble. Avant la transmission, l’assistant revérifie le contexte, les cotations, le spread, les distances imposées par le courtier, le risque et la marge. Si le plan a trop changé, une nouvelle sélection est nécessaire. Une protection mémorise le signal pour limiter les doubles envois ; elle ne remplace pas la vérification du résultat dans l’onglet Trade.
Le programme démarre en consultation seule. Pour permettre les essais d’envoi, il faut activer son paramètre InpEnableSending et autoriser le trading algorithmique dans MT5. Le clic de confirmation reste ensuite nécessaire.
Important pour les ordres en attente : votre clic place l’ordre chez le courtier. Il peut ensuite se déclencher sans nouveau clic, même si MT5 est fermé. L’expiration est transmise au serveur. Cette version n’annule pas automatiquement un ordre déjà placé lorsque le setup change.
Préserver la lisibilité du graphique
Le panneau est installé dans une sous-fenêtre dédiée. Il ne recouvre donc ni les bougies, ni l’échelle des prix, ni les lignes Ask/Bid. Il présente également Bid, Ask et le spread, avec un contrôle de fraîcheur des cotations.
Sur un écran large, les trois cartes s’affichent côte à côte ; elles s’empilent lorsque l’espace manque. Un bouton permet de réduire le panneau. L’analyse est H1 par défaut, même si le graphique est en M5 ; l’unité d’analyse reste réglable.
Installation et coexistence avec un gestionnaire
Le paquet comprend TM_Regime_Assistant.ex5, TM_Regime_TradeWindow.ex5 et une documentation détaillée. Il suffit de copier l’arborescence fournie dans le dossier de données MT5, puis d’ajouter l’EA au graphique. L’indicateur compagnon est chargé par l’EA. Aucune compilation n’est nécessaire pour installer ces fichiers.
Le produit est destiné à MT5 sur ordinateur. Il ne s’exécute ni sur MT4 ni dans l’application mobile. Le code source n’est pas inclus dans le téléchargement commercial.
Un seul EA pouvant occuper un graphique, utilisez un graphique distinct de celui de Money Trade Manager. Si un autre gestionnaire traite toutes les positions, réglez ses filtres pour exclure les ordres de cet assistant, identifiés par le Magic 261101200 par défaut. Cette exclusion n’est pas assurée automatiquement.
L’assistant ne reprend pas vos positions existantes et n’ajoute ni trailing stop ni break-even. Par défaut, une position ou un ordre déjà présent sur le symbole bloque une nouvelle proposition.
Ce qui a été testé et ce qui reste à vérifier
Les tests portables de logique des signaux et des calculs ont été effectués, notamment sur les scénarios de tendance et de range, les arrondis de volume et les limites de budget. Les fichiers compilés sont fournis dans le paquet.
Les essais d’intégration, d’affichage et d’exécution dans MT5 chez le courtier restent à effectuer. Aucun backtest de performance, taux de réussite ou résultat de rentabilité n’est présenté. Il convient de commencer sur un compte démo pour contrôler le fonctionnement avant tout usage réel.
Les estimations de risque ne garantissent pas une perte maximale : gaps, slippage, commissions et swaps peuvent modifier le résultat. Cet outil applique des règles techniques ; il ne constitue pas un conseil financier personnalisé et ne garantit aucun rendement.
TM Regime Assistant MT5 — version 2.00
Marché, Limite ou Stop : un plan expliqué, une sélection et une validation manuelle.